1. Objectif
Il s’agit d’évaluer les plans de relance soumis par les requérants, en respect des articles 2 et 7 du décret.
Il permet d’une part de vérifier l’adéquation entre l’outil industriel
(présent ou prévu), la production (présente ou prévue) et la taille de
la concession sollicitée et d’autre part d’évaluer l’existence de
problèmes sociologiques ou environnementaux importants qui
nécessiteraient une redéfinition des limites de la future concession ou
une suspension de la conversion ou de l’exploitation jusqu’à règlement
de ces problèmes.
Le plan de relance doit servir de base à la préparation des projets de
contrat de concession forestière pour les requêtes en conversion qui
seront acceptées.
2. Eléments constitutifs
Tel que défini à l’article 7 du décret 05/116 du 24 octobre 2005, le
plan de relance doit au minimum contenir les éléments ci après :
- la structure du capital social ;
- le matériel et l’équipement d’exploitation ;
- les ressources humaines notamment effectifs et attributions du personnel ;
- les unités de transformation ;
- les matériels et les équipements de sécurité sur les lieux de travail.
iv) Propositions relatives quant à la remise en cohérence des limites
de la concession par rapport aux droits d’usage des populations locales
et aux droits fonciers éventuellement détenus par des tiers, ainsi qu’à
la présence de zones agricoles ou inexploitables. Ces propositions sont
accompagnées des comptes-rendus des consultations locales conduites par
le requérant ;
3. Indicateurs
Les indicateurs à utiliser pour l’analyse des plans de relance sont
très nombreux et demanderaient plus de temps et de moyens pour une
évaluation complète. De plus, le plan de relance comporte un ensemble
de propositions pour des investissements et actions futurs qui sont
donc difficiles à vérifier.
Aussi, il sera ici plus question de porter un jugement sur la véracité
et cohérence des informations, sur la faisabilité des propositions
faites par le requérant et sur la bonne foi de ce dernier que de
vérifier dans le détail chacun des éléments des dossiers.
Les principaux indicateurs qui devraient être utilisés aux fins de
cette évaluation du plan de relance ainsi que, lorsque possible, les
éléments d’analyse et de comparaison pour faciliter le travail des
membres du GTT, sont présentés à l’annexe 1.
4. Moyens de vérification
Les moyens de vérification des plans de relance devraient comprendre :
L’analyse des documents :
- historique
et statistiques de production forestière (exploitation), de
transformation des bois et d’exportation des produits forestiers ;
- bilans financiers et fiscaux ;
- PV
de visites des chantiers, des installations industrielles, des
bases-vie, des infrastructures socio-économique, etc. effectués par les services publics concernés ;
- cartes forestières et, lorsque disponibles, images satellitaires des infrastructures existantes et zones d’exploitation ;
- photos, plan des installations ;
- PV de réception des investissements socio-économiques par les populations ou autres ;
- tout autre document pertinent.
Les vérifications terrain du GTT devant comprendre :
- visites de sites (forêt, usine, bases-vie, etc.) ;
- rencontres et discussions avec les représentants du requérant au siège et sur les sites ;
- rencontres et discussions avec les représentant des employés ;
- rencontres et discussions avec autorités locales ;
- rencontres avec représentants des populations locales et la société civile, dont les ONG à vocation sociale ou environnementale.
5. Résultats possibles
Les résultats pouvant émaner de l’évaluation du plan de relance et les
actions conséquentes à prendre se présentent comme suit :
- le plan est conforme et complet et les superficies demandées sont acceptables ;
- le
plan est conforme et complet mais les superficies demandées ne sont pas
en adéquation avec les capacités techniques et financières du requérant
et/ou ne prend pas suffisamment en compte les droits des populations
locales – propose à la commission de revoir à la baisse les superficies
demandées et/ou de retirer de façon permanente ou de mettre en suspens
la conversion des zones sur lesquelles il y a des litiges ;
- le plan est incomplet ;
- le plan n’est pas conforme, totalement irréaliste, etc. - sera noté ainsi dans l’évaluation.
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